Souveraineté locale
Le fonctionnement central doit rester possible sur du matériel possédé. Le cloud est une extension, pas une laisse.
Pomegranate Interactive est le studio artistico-technologique d’Edouard Jourdan : DBA, écrivain et bâtisseur de systèmes, créant des moteurs sémantiques, des institutions autonomes, de l’archéologie logicielle et des mondes fictionnels sombres.
“Resurrecting abandoned futures without stealing their corpses.”
Ces projets ne sont pas une parade de prototypes sans lien. Ils partagent la mémoire, la doctrine, la discipline archivistique, l’autonomie machine et le refus de confondre nouveauté et sens.
Un système propulsé par l’IA qui retrouve, interprète, conteste, vérifie et accumule des canons fictionnels, théologiques et philosophiques complexes.
Ouvrir le dossier →Une couche d’intelligence autonome, locale par principe, pour OpenRCT2, capable de fonder, gouverner et mémoriser un parc à travers les décennies.
Ouvrir le dossier →Une plateforme tentaculaire où le sens, l’intention et la conséquence deviennent des processus exécutables, traçables et réversibles.
Ouvrir le dossier →Un pilote de rétro-ingénierie et de préservation centré sur Abomination: The Nemesis Project et la résurrection légale des jeux PC abandonnés.
Ouvrir le dossier →Un cycle de fiction noire de 617 pages où bases de données, hôpitaux, motels, jeux, foi, bureaucratie et décomposition civilisationnelle deviennent une seule machine continue.
Ouvrir le dossier →Un passage transmédia du manuscrit vers la musique, le cinéma synthétique, le jeu et un système fictionnel auto-renforçant.
Ouvrir le dossier →Red Flags fournit la pression et le corpus narratif. Field Horizon interprète le sens. Abracas compile l’intention. Leviathan produit les conséquences. Helter Skelter et Abomination deviennent des terrains d’épreuve opérationnels. Hyperstition Ø transporte la mythologie entre les médias.
Le studio emploie des systèmes avancés tout en refusant le culte qui transforme la technologie en substitut du jugement, de la mémoire ou de la transcendance.
Le fonctionnement central doit rester possible sur du matériel possédé. Le cloud est une extension, pas une laisse.
Toute action autonome exige provenance, limites, récupération et trace de sa justification.
Un système incapable de se souvenir des contradictions, échecs et héritages ne génère que de la météo verbale.
Les logiciels morts méritent respect forensique, discipline juridique et davantage d’imagination que le blanchiment d’assets.
Les agents deviennent utiles lorsqu’ils sont gouvernés par des rôles, constitutions, veto et états partagés.
L’interprétation sémantique ne compte que lorsqu’elle modifie modèles, décisions, mondes et contraintes futures.
Le travail commence sur un matériel local maîtrisé, conserve ses journaux et ne passe à l’échelle que lorsque l’architecture a mérité le droit de devenir plus compliquée.
Le futur ne s’invente pas. Il s’exhume, s’audite et devient opérationnel.
Administrateur de bases senior par métier et écrivain par nécessité, il traite l’infrastructure comme une archéologie et la fiction comme une conception de systèmes.
Son travail naît de SQL, PostgreSQL, des logs, des LLM locaux, de la rétro-ingénierie, de l’histoire militaire et religieuse, de la culture PC de la fin des années 1990, des architectures de loisirs abandonnées et d’une méfiance profonde envers toute institution qui baptise progrès sa propre décomposition.
Les échanges de recherche, collaborations techniques, projets éditoriaux, préservation vidéoludique et partenariats artistiques sérieux sont bienvenus. Les homélies de growth hacking peuvent rester hors du périmètre.